HYPNOSE ET(nouveau ) PARCOURS DE SOINS
Il ne s'agit pas dans ce court article d'un enième article sur l'interet réel de l'hypnose en centres anti douleurs - soins palliatifs , unites de fin de vie etc où son emploi est maintenant bien reconnu - en deplorant son inexistence dans la plupart des services de soins generaux d'autant qu'elle est pratiquée desormais par des praticiens fort competents mais d'envisager l'hypnose comme une possibilite d'aide à la décision dans la définition du parcours de soins à quelque stade que ce soit
Il ne s'agit pas de decrire non plus telle ou telle methode d'hypnose - la transe se systèmatisant fort peu - et chaque praticien partira du vecu de son patient - non pas pour construire à deux un nouveau système precaire mais pour déconstruire les images ou imaginations (Coué ) qui bloquent patient/ soignant dans une impasse et les empechent soit d'en finir avec le parcours en cours s'il ne donne satisfaction soit d'en trouver un autre alternatif , debloquant la situation et là certaines techniques - serieuses et non charlatanesques - de ce qu'on appelle le body/ mind pourront constituer une alternativee interessante , bien mal connues des praticiens formés à la rigide ecole intellectuelle universitaire
là plus que Grodeck ou Reich , Feldekrais en rejoignant kes arts martiaux asiatiques , les techniques corporelles yoga ,souffle ( gigong ) mouvement ( tai chi ) sans oublier l'art-therapie nous rapelle que l'hypnose loin d'etre isolées prends toute sa valeur une fois exprimée dans les techniques corporelles qui parachèveront la liquidation des agregats pathogénes, des perceptions trompeuses
Il est fort dommage que la pratique medicale classique , enfermée dans ses dogmes - soit si ignorantes de ces therapies qui, loin detre accessoires ont toutes leur place - une fois les pratiques douteuses éliminéees - dans le parcours de soins proposé
chacun peut bien sûr prendre l'exemple qu'il veut dans sa pratique quotidienne
l' ESPT est familier
l' ESPT- etats de stress post traumatique - est à cet egard frappant : l'expression corporelle balaye tous les concepts antidéluviens des attardés du trop fameux syndrome subjectif des traumatisés craniens , concept qui cache la profonde ignorance de ses mécanismes- veitable seisme intra cerebral souvent infra clinique et visule ( imagerie ) - et enferme ces traumatisés dans un très douteux concept de simulation/culpabilité au lieu de les liberer des traces du trauma en sachant que 30% environ des lesions cerbrales sont inapparentes à l'imagerie ou quelques examens que ce soit et que le traumatisé bien souvent ne pourra se liberer par la possibilité d'expression corporelle inconnue du monde hospitalo universitaire traditionnel qui préfére reprimer les sequelles à coup de psycho tranquillisants et de bonnes paroles " prenez sur vous " ! et la nier dans sa composante sociale ( negation de sa réalite , négation de la reparation qui fait partie de la reconstruction )
or le praticien - la majorité d'entre eux en fait - en s'accrochant à cette theorisation poussièreuse va immanquablement reporter ses certitudes sur l'equipe soignante qui partagera le même schéma figé , les mêmes resistances , jusqu'au bilan psychomoteur qui inconsciemment ? penchera dans la conduite , l'interpretation et les conclusions dans le sens de la pensée dominante .....
choses vues ....
ce fait est assez ignoré pour ne pas içi le souligner comme il est necessaire de souligner que certains centres de reférence - trop peu nombreux - savent très bien resister à cette tendance
quelle valeur attribuer içi à un parcours de soins biaisé par les resistances voire les soupçons de simulation de l'equipe soignante ,biaisée aussi par le sentiment de culpabilite secondaire du patient ?
ce double lien pathogène marque la plupart des relation soignat/soigné et il est assez schizophrenique d'entendre certaines "communications dites savantes et la pratique en cabinet , en service hospitalier , voire en expertises .....
Il marque l'inanité et les echecs repétés du parcours de soins dans la grande majorité de l' ESPT
Ceci est un sujet de reflexion qui devrait interpeller la pratique de chacun
les therapies classiques sont donc là tout aussi absentes qu'est INVISIBLE le réel handicap des TC toujours encore à ce jour negligé malgré par exemple les efforts multidiciplinaires du groupe de travail d'Aix qui le prends dans sa totalité , initiateur du premier et probablment seul DU du trauma cranien , recoupant en cela les travaux princeps de van der Block ,institut de neurosciences de Boston ,USA fort peu connu en France et qui pourtant reprend l'ESPT dans toutes ses dimensions ....
Van der Blok - et c'est tout l'interet de citer l' ESPT - se situe aussi dans l'esprit et la lignée de Ja pierre Janet en rappelant que l'experience traumatique est avant tout vécu dans ses sequelles - non comme ile syndrome subjectif de la majorité de nosbien legers neurologues -mais comme une veritable dissociation d'où l'interet des techniques hypnotiques medicales dans cet etat post traumatique
c'est aussi l'occasion de rappeler l'interet de l' EMDR , bien plus intefrée par un veritable scientifique comme Van der Block que par un auteur attiré plus par le succès que par la recherche ( ( Servan Schreiber )
cette vieille technique de fascination hypnotique , bien decrite au XIX ème siècle par l' hypnotisme médical français ( ( voir les annales de l'hypnotisme ) est bien indiquée dans l'ESPT car en fixant le sujet sur les aspects pathogénes du souvenir du trauma , elle permet assez vite d'en liquider les facettes nocives , surtout si on l'accompagne d'une therapie d'expression corporelle de type body/mind recueillant l'adhesion du patient et bien sûr adaptée aux possibilités physiques et mentales du sujet .
d'où une fois encore - on y reviendra - la nécesite d'insérer l'hypnose dans un module souple multidisciplinaire tout comme cele se fait couramment dans les centres anti douleurs , certaines unites de fin de vie etc
Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de la réelle pathogénicité d'une grande majorité du corps médical bardé d'ignorances et de pseudo certitudes immuables comparativement aux recherches anglo saxonnes et sur la quelle il conviendrait bien de mener une interrogation salutaire à la fois pour le patient et pour le therapeute , quelque place occupe - t'il dans l'equipe soignante
cette Pathogenicite rarement soulignée vient de la discordance totale entre la vison medicale theorique d'une equipe medicale ," le soin idéal " bien loin des preocccupations du patient " le soin réel " ainsi que du ressenti du sujet désorienté par le parcours proposé sans trop de ménagements ni explications et ceci malgré toutes les réunions - plutot administrative et loin du sujet exclu sauf en tant qu'objet -
cet eloignement encore trop frequent est un facteur majeur de cette dissociation soignant/soigné qu'un observateur attentif ne peut manquer de remarquer , ne serait ce qu'à l'echelle de visiteurs d'hopitaux , bons onservateurs de ces dérives
plus on monte dans l'echelle hospitalo universitaire plus cette discordance
veritable dissociation soignant/soigné , est frappante , et contrairement aux
idées reçues ou médiatisées,
il y a là aussi un fossé croissant entre l'equipe infirmière et le patient
reste l'aide soignante et qui sait l'infirmière polonaise ?
et dans ce chapitre on n'oublie pas de signaler que pas mal de traitements medicaux sont vecus comme tramatisants par le patient
tout le comme connait peu ou prou l'utilisation de l'hypnose dans les pansemens des grands brûlés , mais beaucoup ignorent que certains actes medicaux beaucoup plus banals sont ressentis par le patient comme traumatisants soit qu'ils le soient en eux mêmes soit par la réalisation par le personnel soignant tout comm est souvant perçue comme stressante l'attitude infantilisante , indifferente voire hostile du personnel soignant
ce ci ne relève bien sûr en general pas de l'hypnose mais d'un apprentissage de la relation soignant / soigné bi"en souvent négligée en dépit de toutes réunions
Balint devrait tenir une place plus grande
Bien sûr la simple evocation ou suggestion de changements de comportements peut suffire , mais l'experience montre que l'hypnose a une influence bien plus profonde dans la possibilité de Rearrangement , plus que toutes seances de pseudo psychotherapies ou d'analyse de groupes
ceci est determinant dans l'accueil du parcours de soins
Alors que paraissent dans la presse le premières élements prenant enfin compte du desir de patients d'interrompre ou non leur parcours de soins selon les recommandations du denier avis du CCNE - comite consulatif national d'ethique -faisant logiquement suite à la loi Kouchner de 2002, -il parait donc interessant de souligner l'aide eventuelle à la décision que peut apporter la technique de l'hypnose medicale dans ce délicat domaine qui dépasse , on l'a vu , le cadre artificiel des soins palliatifs pour retrouver la richesse de la diversité des reponses individuelles à une proposition therapeutique que le patient pourra apprecier , accepter ou refuser .
Ces reponses sont non seulement le fruit de la "nécessite " médicale ou d'autres facteurs , de la " nécessité supportée de la maladie , mais aussi des " hasards " experiences propres à chacun ,patient ou therapeute qui par leurs croyances et leurs attitudes trament ou deconstruisent le parcours de soins .
Ceci entraine bien sûr une modification du cheminement intellectuel et pragmatique de l'equipe soignante qui dépasse l'aspect soignant/soigné pour toucher une réalité - souvent cachée - profondément enfouie ; thématique qui conditionne beaucoup de schémas dont la resolution permettra une avancée personelle et une retombée salutaire pour le patient .
Dans ce parcours en commun le patient pourra desormais choisir les élements propres à prolonger , abreger , modifier ce trajet en binome dans une optique plus confortable pour lui , ou plus adequate à ses yeux mêmes si l'equipe doit pour s'y adapter perdre son pouvoir quasi amonarchique et son monopole de décision au profit d'une attitude plus attentive des demandes du patient , sans interferer dans la décision finale autrement que par avis consultatifs les plus eclairés et les moins directifs possibles hors les cas exceptionnels nommément prevus dans ce cadre
l'accompagnement therapeutique se substitue donc à l'absolutisme dogmatique , le consentement eclairé se detourne de l'obligation " despotique " de soins
Revolution aussi considerable que la Separation de l'Eglise et de l'État....
en somme dans l'absolu la maladie s'efface devant le malade et le soignant perd son rôle " magique " de curateur pour retrouver son veritable rôle d' "accompagnateur " eclairé par les avancées de la Medecine .....
ce changement de comportement ne va pas etre sans consequences ni difficultés
- pour les patients bien sûr et leur famille
- mais aussi pour l'environnement medical pris dans sa globalité
confrontés à la situation où le patient redevient " maitre du jeu "
beaucoup bien sûr resteront sans doute au statu quo actuel mais quelques uns pourront profiter de cette nouvelle donne
car
au delà de la simple technique d'apaisement déja utilisée- souvent avec un bon resultat subjectif - dans les unites de soins palliatifs
il s'agira pour beaucoup - par l'hypnose medicale correctement menée -d'un reappropriement de soi même et pour certains - en particulier le personnel soignant - d'un révsion de son rôle qui ne se fera pas sans dechirement ni aide diiférente du support du groupe
il ne s'agit donc nullement de proposer à tout prix un mode de vie médicalisé ou non selon les standards de la medecine actuelle , d'enlever ou d'apporter des béquilles de vie " mais d'aider - patients comme therapeutes-
à trouver et à assumer le choix individuel le plus conforme - non à lune simple logique médicale - mais au désir profond du patient dans une situation toujours difficile sinon conflictuelle , d'acceder au choix le plus approprié ,- qui peut fort bien , au lieu d'aboutir à la fin du parcours de soins , amener au contraire à le continuer- peut etre dans une optique differente - voire cependant dans les cas extrémes refuser la voie médicale pure , ou choisir une autre voie que cela plaise ou non à l'encadrement medical dont le devoir restera d'accompagner le patient en le soulageant au maximum sans lui infliger des protocoles therapeutiques que le patient ne peut ou ne veut supporter et dont pour certains experimentaux - notamment en cancerologie - personne ne sait en fait la réalité therapeutique au delà d'hypothéses conduisant à d'aleatoires propositions therapeutiques , sans parler de troubles secondaires , tels les troubles cognitifs post chimiotherapie dont il serait interessant de savoir combien de patients sont informés ......
le Therapeute ne doit plus jouer aux dés avec ses patients .
il faut rappeler cependant que dans certaines circonstances exceptionnelles - , sujets tombés dans l'inconscience , urgences absolues , situations epidemiques - le medecin a le droit legitime de passer outre à un refus de traitement .
Et c"est bien sûr dans ce cadre - le consentement eclairé et lucide - qu'on se place , car il existe des situations où la finalité therapeutique d'un traitement ne s'impose pas d'évidence surtout au bout du parcours d'un patient deja maintes fois traités sans resultat probant pour lui
et même si cette finalité va de soi pour le praticien, le patient peut le ressentir differemment et le therapeute devra s'incliner , tout en accompagnant le sujet dans le parcours qu'il aura choisi avec ou sans les soins proposés, maistoujours dans le meilleur confort physique et psychique possible
Cette demarche ne s'inscrit donc pas dans le cadre d'une euthanasie choisie et /ou aidée , ni d'une prolongation de vie à tout prix mais simplement dans une aide à la prise de decision de poursuite ou non de soins , en choississant eventuellement celui perçu comme le moins incorfortable pour un temps choisi et donc parmi tant d'autres élements de poursuivre ou d'arreter un protocole de vie jugé soit trop exigeant soit inutile soit au contraire indispensable
car tout reste ouvert
en somme il s'agit de pratiquer une remise en perspective plus qu'un recadrage- terme trop rigide qui ne convient pas à l'hypnose vagabonde et non theorisable par definition - d'un espace/temps decisisionnaire troublé par les interferences maladie /soins dans cette temporalité chère à Janet
On sait bien qu'au fur et à mesure que l'arsenal therapeutique se modernise , il se complexifie et parmi toutes les aides proposées, la décsion risque de se noyer d'où un necessaire retour au sens profond de la vie dont l'hypnose , magnetisme animal , permettra peut etre dans certains cas d'en retrouver le sens primitif et réel à travers la transe , porte incontournable du moi unifié
En somme
- à " liquider " au sens de pierre Janet les (des)agregats qui perturbent et parrsèment la décision - içi les difficultés de la maladie - comme autant de champs d'obstacles qui dissocie et dissout au sens de Ey le libre choix du patient
-à restituer un continuum espace /temps dans lequel iles patients , les therapeutes pourront resynchroniser une harmonie de leurs emotions et reflexions conscientes /inconscientes qui leur permettront de faire mouvement , de retrouver sens à leurs décisions
parce qu"en realite , la vraie dissociation- ou dissolution pathologique -est la rupture de ce continuum espace / temps où habituellement nous nous situons entrainant un decalage , une perte d'harmonie entre le réel et sa perception ,
Il s'agit là d'un phénoméne de dissociation par le quel le sujet casse sa perception pour substituer son imaginaire à la réalité d'içi
car nous nous situons tous dans une aire visible délimitée par ces deux fleches espace /temps dont on ne dira jamais assez l'importance ,
fleches visibles
/ll'espace / temps present ,
fleches invisibles :
/le passé décomposé , dissous ou normalemnt memorisé ,
/ le futur , en devenir ., constante interogation dont les bases stockées formeront le moule à définir
IL est bien evident - que cette aire visible ne constitue que la petite partie émergée de l'iceberg de notre moi et que dans l'exploration de la partie immergée on pourra trouver bien des matières à réarragement
ne pas le faire c'est passer sciemment ou pas à coté de la nature et de l'origine de nombres de reponses inadequates , de nombre de pathologies
et pour cela nul n'a besoin necessairement d'etre un specialiste de psychologie ou d'ethnoanalyse : un minimum de bon sens , appuyé par un minimum de techniques suffisent largement à dissoudre les agrégats dans une approche multidisciplinaire appropriée car aucun abord a lui seul ne suffit à atteindre ce bloc immergé .
d'où l'interet et la necessité de l'interdiciplinarité
.
On retrouve içi Coué - injustemment dénigré ou oublié - et son fameux exemple de' la planche entre deux points , au sol ou au contraire suspendue entre deux tours :
franchie facilement au sol , c'est loin de l'etre en altitude et pourtant du point A au point B , etroitesse et longueur identiques , rien ne change sauf l'imagination de la chute et le sujet - par imagination inverse et non par effort de volonte plus nuisible qu'utile -pourra seulement dans ce cas franchir cet obstacle que son imaginaire lui 'invente
le parcours de soins est un contrat
la métaphore de la planche de Coué en marque la difficulté
on voit l'inanité des propositions du style " prenez sur vous " encore si courantes dans beaucoup de pathologies , seul leitmotif rabaché par un therapeute enfermé dans sa technicité , aussi pathogéne que le comportement deja decrit car l'injonction de volonté ne fait que renforcer le schéma nuisible
telle va etre la realite et l'interet de l'hypnose ,qui par une autre paradoxale dissociation ,- la transe - va -en sens inverse de l'image altérée- faire passer le sujet de l'imaginaire au réel et recomposer le cheminement naturel de la pensée et de l'action retrouvée
en somme la transe - dissociation provoquée -va permettre de se
réassocier
Nous somme là assz loin de l'aimable " conversation hypnotique "qui permettrait à l'individu de mobiliser ses propres ressources dans les sens de la guerison pour " traiter " des troubles aussi divers que peu identifiés ......
le travail içi est nettement plus profond ...et difficile
cette conception désincarnée et " metaphorée " est farfelue du travail profond que le sujet conduit seul en etat de transe
Nous sommes très près en fait de ce magnetisme animal dont on se défie fort , de peur de se faire moquer , magnetisme objet de bien de critiques et qui pourtant court sous tout rapport , intra personnel ou interpersonel : courant brusque et variable entre attirance et repulsion, il est le fil indissociable de toute relation qui fait sens et nous relie autant à notre cosmogonie personelle qu'à tout schéma universel , de la Pensée magique primitive à la Connaissance Scientifique actuelle , dont il constitue le necessaire hasard de l'intuition jaillie devant les phenomenes de la vie
Pour revenir au sujet ,
le but pricipal içi est non seulement de balayer - au sens de Janet - les souvenirs paralysants cicatriciels et enkystés , les reminiscences traumatiques cause de nevroses mais de liquider les obstacles ,de neutraliser leur charge négative , de desactiver les agregats nocifs jusqu'à retrouver une perception claire de la situation et de ses solutions , donc d'ouvrir la voie à à une action qui sera dans ce cas precis soit une decision d'abandon , de changement therapeutique , soit au contraire la motivation apaisée d' un choix therapeutique délibérement choisi .
Içi et et Maintenant il est quelquefois difficile d'analyser tous les parametres, de les remettre en perspective avec l'etat actuel , d'en apprecier ou non l'adequation , travail que la dissociation hypnotique - la transe -miroir inversé de la dissociation pathologique , pourra peut etre autoriser :
exemple :
ai je besoin, ai je envie de suivre une ènième therapie ? ai je besoin , ai je envie , suis je convaincu par ces ènièmes traitements proposés suis je convaincu de leur adequation à mon cas et d'un réel rapport bénefice dans un parcours deja bien mouvementé qui me laisse à bout de souffle ?
l'envie du therapeute n'est pas forcément le désir ,l'interet du patient ....
peu de therapeutes ,gavés de leurs certitudes ,ont conscience que la seule acceptation du patient donne une grande partie de la valeur - donc de l'efficacité -du traitement proposé .... fait sens en somme
alors pour pratiquer cette "hypnose" qu'on peut qualifier d'exploratoire avant d'etre éventuellement décisive
/nul besoin de recourir aux metaphores hyperfleuries et interminables de certains pseudo " disciples " d'Erikson ; mais seulement de partir de la banalité du quotidien, cables et tuyaux inclus ...
/nul besoin surtout de recourir à une suggestion à vrai dire fort peu hypnotique au sens originel du terme ,bien plus nuisible qu' utile
/ seulement d'emmener par une technique fort simple - celle qu'on maitrise le mieux - patient et therapeute vers leur interieur où ils retrouveront leur"vigilance etendue "
et dans la transe ils mesureront les agregats embarassants constitués au fil du temps , dans leur espace vécu , les obstacles artificiellement crées et entretenus où connaissance s'oppose avec savoir -
pour retrouver dans ce champ enfin déminé la conviction confisquée , dissociée qu''ils rameneront au niveau de vigilance restreinte qu'est l'etat d'eveil lors de leur reassociation avec la temporalité où ils trainent souffrances et rejets qu'ils liquideront à leur choix ce qui incluera parfois l'arret de traitement iatrogéne et souvent l'introduction d'expressions corporelles
ceci ne vaut pas seulement pour les pathologies les plus graves , les protocoles les plus complexes , les traitements les plus redondants et desepérément repetitifs mais aussi dans la gestion des pathologies plus quotidiennes : accepter ou non une enième intervention orthopédique , essayer une fois de plus le medicament de dernière generation etc
et c'est dans le retour dans l'integralité de son moi que le patient fera le choix qui lui parait le bon et qu'il appliquera dans son espace visible , tout comme l'equipe soignante pourra abandonner la pathogenicité de son attitude envers le patient - fait majeur , répétons le , pas assez souligné -pour simplement ratifier son choix , et donc accepter au delà de ses schémas acquis que le patient s'autonomise
Pour conclure ,
Independamment de l'hypnose ce sujet permet d'aborder le sujet de la liberte de choix du patient confronté aux reflexes acquis et quelquefois à l'intolerance ou l'ignorance de la pensée medicale dont on soulignera à nouveau combien dans certains cas les decisions non eclairées peuvent etre nuisibles pour le patient
il souligne la pathogénicité de certains comportements soignants ce qui n'éxcliue pas le caractère souvent refractaire du patient
double lien pathologique dont il faut sortir
Et là l'hypnose seule - ou plutôt accompagnée - est bien indiquée
l' ESPT est là un bon exemple - a quelques trop rares exceptions près- il montre bien le retard poussiereux du trop celebre syndrome subjectif bien franco- français qui traine et handicape depuis des lustres une recherche ailleurs depuis longtemps fort avancée dans des instituts où la recherche sur ce sujet est devenue courante .
D'autres praticiens versés dans d'autres discipline montreraient sans doute dans leur pratique favorite, le retard criant de la recherche française dans bien des domaines ainsi que le béates certitudes figéees depuis des lustres dans une posture qui ne flatte que l'ego de certains hospitalo universitaires figés dans la ligne Maginot de leur carrière qu'aucune curiosité ne doit deranger
l'aspect polémique est là simplement pour souligner l'urgence à prendre en compte les necessaire modifications de comportement , tout comme le nouveau parcours de soins souligne l'autonomisation retouvée du patient
ce nouveau parcours de soins permet accessoirement de revenir aussi sur la pratique de l'hypnose ,à coté d'autres expressions therapeutiques . Elle en vogue actuellement , peut etre à nouveau delaissée et dedaignée demain
Ainsi en a toujours été l'histoire du " magnetisme animal " support de toute relation
faite de hauts et de bas, de travestis et de charlatanismes, au grè des hypothèses scientifiques et des engouements ephéméres quelquefois déviants mais toujours aussi indissociable dela Conscience dans sa globalité , perceptible et invisible
Ces reflexions - deja anciennes - sur l'hypnose médicale - ont ete remises sur internet à l'occasion du " nouveau parcours de soins "propre à suciter de nouvelles reflexions
l'hypnose en rien n'a vocation à le briser ni à le prolonger ,sauf quelquefois peut etre à le modifier :
elle a pour nous l'interet d'apporter eventuellement un approfondissement du vécu du patient ,voire de la bonne pratique medicale ,approche psychologique incluse
et si dans ses difficultés relationelles l'experience chez le patient est desormais assez grande et féconde , rien n'interdit au soignant de s'en aider pour lever ses eventuels barrages , s'il le désire ., car la coexistence patient/soigné n'est pas toujours facile et peut etre quelquefois source de conlits et de difficultés personelles .
Il ne faut enfin pas cependant - comme beaucoup on tendance à le faire - à cacher de la pratique hypnotique médicale les erreurs de methodologie et les echecs , ceci dans les pathologies les plus diverses:
soignants / soignés n'avancent-ils pas aussi grace aux erreurs , aux echecs ?
en conclusion que peut -on resumer ?
- dans l'immense majorité des cas , ce parcours de soins se passe heureusement fort bien et la relation patient/soignant est sans problèmes
/ soit que la relation s'établisse sans difficultés
/ soit qu'elle se résume à un simple troc où la prescription tient lieu de banale marchandise qui passe de mains en mains sans aucune difficulté
cette banalisation désacralise certes le soignant mais supprime la dépendance du soigné
Il peut cependant exister
- en dehors d'une relaion fusionnelle qui n'est pas le propos -
des situations conflictuelles tenant
- soit à une incomprehension de part et et d'autre ou d'une des deux parties qu'une simple explication ou un changement de partenaires devraient suffire à résoudre
- soit à une pathologie et / ou un traitement complexe entrainant des difficultés
- au niveau de l'explication
- au niveau de la comprehension
- au niveau de l'ethique tant du patient que du medecin
Et c'est dans ces situations qu'il apparait quelquefois necessaire de mettre en place des strategies de communication
autant au niveau soignant que soigné
Si le plus souvent souvent le soignant est en position " up " , le patient lui est pratiquement toujours en position " down " d'où necessité de retablir un niveau d'equilibre tel qu'une relation pourra à nouveau s'etablir au delà du seuil de la première incomprehension
Les soignants , quoique on dise , sont peu formés à de veritables stratégies de communication
les soignés s'enferment souvent dans une position de déni, de refus d'autant plus difficile à démeler que l'attitude du soignant , la nature du traitement , sont ressentis par lui comme traumatisante ou contraire à son ethique , religieuse ou pas , au delà bien sûr de toute attitude fondamentaliste ou sectaire
Dans ces cas là , à coté d'une formation Balint ,,on peut citer- outre quelquefois un véritable debriefing de la situation et non une parodie d'essai d'explications en groupe avec ou sans intervenant exterieur ,plus ou moins " psychotherapeutisée" -, les stratégies de communication non violentes sont souvent très utiles à condition d'etre bien maitrisées et maniées
Elles devraient etre - une fois validéees - plus repandues dans le personnel soignant
" inventéees " par carl Rogers , elles furent systèmatiséees par Rosenberg
Il existe cependant ,plus qu'on ne le pense, de veritables blocages - partie émergée d'un iceberg englouti - tant chez le soignant que chez le soigné
et c'est à ce niveau et seulement là que l'hypnose médicale pourra etre utilisée en sachant que la transe hypnotique peut ramener à la surface de l'espace visible - du subconscient au conscient si on veut - des failles profondes de la personnalité qui necessitent d'autres therapies où l'hypnose ne sera plus que seconde .
Ce qui ramène à la nécessaire interdisciplinarité de cet art médical
Le parcours de soins est rarement un chemin de Damas , quelquefois un terrain semé de mines et d'embuches ......
18 juin 2005
Alain Lemoyne de Vernon
Docteur en Medecine
10 rue Amiral de Grasse
06000 Nice
alain@devernon.org
http://www.devernon.org/